jeudi 26 août 2010
POUR L’UNITE, POUR LE SALUT DE LA NATION !
Les habitants des banlieues, ces villes dortoirs qui ont poussé comme des champignons et qui continuent d’accueillir des milliers d’hommes et de femmes qui quittent un monde rural qui n’offre plus de perspectives, croupissent sous des eaux nauséabondes en ces temps d’hivernage malgré les multiples promesses qui leur ont été faites de résoudre ce drame social indigne d’un Etat organisé. Le chômage des jeunes des villes a atteint des proportions jamais connues tandis que les travailleurs des services de base, notamment ceux de la santé et de l’éducation, ont perdu tout espoir de voir le régime donner des réponses rationnelles aux maux qui frappent ces secteurs essentiels pour le développement économique et social de notre pays.
Les Etudiants victimes d’une croissance anarchique de la population estudiantine multiplient les actions d’éclat violents pour exiger que le pouvoir tienne ses engagements, notamment en termes de paiement des bourses. L’affairisme et la corruption généralisées qui caractérisent le régime se manifeste de nouveau à travers l’arnaque de « Global Voice » récusé par tous les patriotes et même par l’UEMOA. Nul doute que le pays vit une atmosphère de fin de règne. Wade, qui poursuit ses voyages présidentiels stériles pour la nation, le sait bien mais il reste déterminé à imposer son impossible scénario : installer son fils à la tête de notre pays.
N’est-ce pas la raison pour laquelle, après avoir reconnu et affirmé en avril 2007que la constitution ne lui permettait pas d’être candidat à l’élection présidentielle de 2012, Abdoulaye Wade, prenant conscience de l’impopularité de son fils-candidat au sein du PDS comme au niveau des populations, a dû se dédire et annoncer sa candidature qui ne peut être qu’un leurre destiné à lui donner les moyens d’installer Karim Wade à la tête de notre pays. Malgré cette volonté évidente de réaliser un coup de force, Wade doit ouvrir les yeux pendant qu’il est temps. Ce nouveau complot va échouer lui aussi lamentablement.
Il fait tout son possible pour amadouer les forces armées du pays, en particulier les chefs, par des privilèges variés. A présent il met en place les éléments essentiels du dispositif de fraude qui doit lui permettre de publier des résultats préfabriqués en 2012 malgré la mobilisation de l’opinion nationale et internationale.
Dans les nominations auxquelles il vient de procéder au niveau de la magistrature, la promotion de nombreuses femmes n’est qu’un moyen de masquer l’essentiel à savoir la nomination de Cheikh Tidiane Diakhaté à la tête du Conseil Constitutionnel. Or ce magistrat s’est distingué de façon négative par une gestion désastreuse des dossiers Ndindy/Ndoulo dans le Diourbel et du contentieux post-électoral de Mbane pour lequel la Cour Suprême a dû redresser le verdict de la Cour d’Appel qu’il présidait. Sa nomination, dans ces conditions, ne peut que réduire la crédibilité du Conseil Constitutionnel déjà fortement entamée par ses avis précédents.
Après l’organisation d’une prétendue révision exceptionnelle des listes électorales articulée au blocage sélectif de la délivrance de cartes d’identité aux citoyens notamment à la masse de jeunes électeurs parvenant à la majorité, le jeu du Président Wade est clair et une confrontation majeure est inévitable en 2012. Il ne sert à rien de se faire des illusions. L’opposition, la société civile, les acteurs économiques et socioculturels doivent montrer leur détermination et leur volonté de consentir les sacrifices nécessaires pour faire avorter le complot présidentiel et restaurer, par tous les moyens, la souveraineté populaire affirmée de belle manière le 22 mars 2009.
Le peuple sera obligé de relever en 2012 le défi le plus arrogant et le plus dangereux auquel les sénégalais auront été confrontés depuis l’indépendance de notre pays. Autour du cadre de l’opposition qu’est Benno Siggil Senegal, il faut arrêter la mafia de la fraude et éviter à notre pays la dictature rampante qui s’organise. Il faudra que nous prenions tous, chacun et chacune d’entre nous, nos responsabilité pour barrer la route à celui qui s’entête à refuser une réalité politique pourtant évidente aujourd’hui.
Si Abdoulaye WADE, dans un sursaut ultime de lucidité et de responsabilité s’engage dans la voie du dialogue sincère pout trouver une sortie honorable à l’impasse actuelle, les sénégalais sauront l’y aider. En attendant, la nation confrontée à cette menace sans précédent, doit s’unir, au-delà des différences et des divergences, pour barrer la route aux fossoyeurs de la démocratie, ennemis jurés de la République.
Landing SAVANE
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samedi 24 juillet 2010
MUNDIAL 2010 : quelques leçons pour l’Afrique
D’abord je dois dire que malgré la déception ressentie par les Africains de n’avoir eu qu’une équipe au 2ème tour du Mundial, le parcours des équipes du continent n’aura pas été si mauvais que cela. Sur six équipes africaines en compétition, une seule (le Cameroun, en principe la plus expérimentée) a connu trois défaites.
Deux équipes ont fait un match nul et connu deux défaites. Ce sont le Nigéria et l’Algérie, les trois autres équipes (l’Afrique du Sud, la Côte d’ivoire et le Ghana) ont enregistré une victoire, un match nul et une défaite. La Côte d’ivoire n’a pu aller au 2ème tour du fait de la raclée donnée par le Portugal à la Corée du Nord (7 buts à 0) et l’Afrique du Sud a été éliminée par sa grosse défaite contre l’Uruguay (3 buts à 0).
C’est dire que les qualifications se sont jouées à peu de choses près. L’Afrique aurait pu avoir trois équipes qualifiées sur six pour le deuxième tour si elle avait fait preuve de plus de rigueur et de lucidité. Elle n’en a eu qu’une seule.
La 1ère leçon majeure du premier tour du Mundial, c’est que les équipes africaines ont un énorme problème de mental. Elles ne savent pas terminer un match. Or un match de football dure au moins 90 minutes et jusqu’au coup de sifflet final, toute seconde du match est importante. Les joueurs doivent rester concentrés car la qualification ne tient parfois qu’à un fil. L’objectif commun de l’attaque c’est de marquer des buts et cet objectif doit cristalliser tous les efforts des joueurs tant que le ballon est sur le terrain. Trop d’occasions de buts ont été perdues parce que les attaquants ne suivent pas ensemble le ballon jusqu’à l’ultime conclusion de l’attaque par un but ou une sortie du ballon.
Le football réunit bien sûr des talents individuels mais c’est un sport collectif et c’est ce dernier aspect qui est déterminant alors que trop souvent les africains restent dans une logique de démonstration individuelle stérile. Le football n’est plus un jeu, ni un art. Au niveau de la haute compétition, il est devenu un métier exigeant dans un secteur économique (les sports) en pleine expansion.
Au 2ème tour du Mundial, le Ghana a frôlé l’exploit d’une victoire en quart de finale en ratant un pénalty à la dernière minute des prolongations. Saluons cependant le travail fait par l’équipe de ce pays dont le socle est constitué par de jeunes joueurs talentueux, déterminés et habitués à jouer ensemble puisqu’ils ont gagné la dernière coupe du monde des moins de 20 ans. Si le Ghana arrive à les motiver et à les garder, il a un bel avenir devant lui. C’est dire l’importance de former et d’encadrer les petites catégories. Est-ce un hasard si c’est le pays aujourd’hui le plus stable et le plus démocratique du continent qui a fait le meilleur parcours ? Je ne le pense pas.
L’Allemagne a, aussi, présenté une équipe de jeunes joueurs qui aurait pu aller en finale si elle n’avait été comme envoutée par les super vedettes de l’Espagne en demi-finale. L’Uruguay et le Pays Bas disposaient d’un esprit collectif remarquable qui leur a permis de se hisser dans le dernier carré et d’aller en finale pour le Pays Bas.
La 2ème leçon à tirer de ce Mundial, c’est qu’une équipe performante ne se crée pas en rassemblant, à la dernière minute, des footballeurs célèbres de grandes équipes étrangères. Formation et habitude de jouer ensemble aident à construire des équipes solides dont le socle doit être constitué au maximum de joueurs évoluant dans le pays.
Si l’arbitrage a souvent failli dans ce Mundial, l’Afrique n’en a pas été la principale victime. Il reste que l’utilisation de la vidéo dans des cas précis apparait indispensable, à l’avenir, si la FIFA veut rester crédible. Par contre, les entraineurs étrangers des équipes africaines ont déçu les attentes des pays auxquels ils ont coûté des fortunes alors que, même s’ils sont motivés, ils ne peuvent comprendre, pleinement, certains comportements de nos joueurs et les aider à se surpasser.
La 3ème leçon importante de ce Mundial est relative au choix de l’entraineur. Il est venu le moment de former des entraineurs africains pour la haute compétition et de leur donner leur chance dans nos pays. L’Egypte gagne la Coupe d’Afrique des Nations avec des entraineurs égyptiens. L’Algérie s’est qualifiée avec un entraineur algérien. Il faut envoyer nos entraineurs en formation en Europe et en Amérique latine et leur confier nos équipes à des conditions matérielles et financières décentes.
Une observation finale s’impose : l’Afrique, qui compte 53 pays indépendants, doit réclamer au moins autant de places qu’il y a de groupes en Coupe du Monde (08 en 2010). Elle doit être représentée de façon plus équitable car elle a démontré qu’elle le méritait bien au vu des remarquables progrès enregistrés sur le continent en un demi-siècle seulement d’indépendance.
Le football est né en Angleterre au XIXe siècle. Mais la première Coupe du Monde a été organisée en Uruguay en 1930 et remportée par ce pays. L’organisation du tournoi pour la première fois en Afrique s’est soldée par un franc succès. Elle doit annoncer un tournant que les potentialités du continent et l’importance de sport dans l’économie du futur justifient. L’Afrique pourra, alors, remporter la Coupe du Monde dans les vingt prochaines années.
Landing SAVANE
Dakar, le 24 juillet 2010
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vendredi 11 juin 2010
LA JEUNESSE AFRICAINE FACE A SON DESTIN

En dépit d’avancées démocratiques encore fragiles, l’accès des populations aux ressources reste limité et la pauvreté ne cesse de s’étendre contraignant des millions de jeunes africains à vivre dans des conditions très difficiles ou à émigrer privant ainsi le continent de leur savoir-faire. Or la population africaine ne cesse d’augmenter. En l’an 2000, elle dépassait déjà, avec 812 millions d’habitants (soit 13,4% de la population mondiale), celle de l’Europe (728 millions d’habitants). Depuis 2009, elle a dépassé le milliard. En 2050, l’Afrique pourrait compter 1, 937 milliards d’habitants soit près de 3 fois la population de l’Europe et 21,3 % de la population mondiale. Elle sera alors plus peuplée que l’Inde (1,593 milliards), et que la Chine (1,392 milliards).
La région, aujourd’hui la moins développée de la planète, deviendrait celle la plus peuplée du globe ce qui provoquerait de graves tensions si des solutions ne sont pas trouvées aux problèmes du sous développement du continent. Ajoutons à cela que depuis 2008, la majorité de la population mondiale vit dans les villes, pour la première fois, dans l’histoire de l’humanité. En Afrique et en Asie, les taux d’urbanisation devraient passer de 37,1 % en l’an 2000 à 53,5 et 54,5 respectivement en 2030. Cette extension du phénomène urbain au continent africain doit être une réelle préoccupation.
La crise financière qui a frappé les Etats Unis puis l’ensemble de la planète risque de se rallumer avec la crise de l’endettement allumée par la Grèce en Europe. La fragilité de l’économie mondiale n’a jamais été aussi évidente.
C’est vrai que l’Afrique largement à l’écart des grands flux financiers mondiaux, a globalement moins souffert de ces crises mais il faut noter l’impact négatif de la réduction des flux financiers venant des émigrés sur le niveau de vie des populations des zones de départ de même que la réduction de l’aide au développement.
Dans la morosité de la crise économique et financière internationale, l’Afrique dispose d’atouts considérables qui pourraient lui permettre de s’en sortir. Elle regorge de matières premières (30 % de ressources minérales de la planète) telles le coltan (80 % des réserves), le platine (90 %), le diamant (50 %), l’or (40 %), sans parler du pétrole, du gaz, du fer, du cuivre, de la bauxite et des phosphates qui sont abondants sur le continent et attisent toutes les convoitises.
Aujourd’hui, se basant sur l’expérience négative qu’elle a vécue depuis la conférence de Berlin (1885-1886), l’intérêt de l’Afrique n’est pas dans le bradage de ses ressources si précieuses, mais plutôt dans leur mise en valeur dans le cadre de stratégies de développement conçues d’abord pour le bien être des populations africaines.
La vigilance s’impose d’autant plus que l’appétit des partenaires de l’Afrique ne se limite plus aux seules matières premières. Les terres africaines et l’agriculture sont de plus en plus ciblées pour le développement de plantes génératrices d’énergie « verte » qui tendent à s’installer sur les terres les plus fertiles au détriment des cultures vivrières et l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) qui suscitent de vives controverses en Occident. La nouvelle ruée des pays émergents (Chine, Inde, Brésil notamment) et des firmes multinationales vers l’Afrique Noire ne doit pas déboucher sur une nouvelle colonisation économique qui serait une grave régression pour le continent.
La jeunesse africaine doit oser engager la bataille pour une « seconde indépendance » qui serait d’abord économique et financière. Les réductions et autres annulations de dettes, les stratégies « dites » de réduction de la pauvreté élaborées par le FMI, la Banque Mondiale et le PNUD ne peuvent que faire faillite à la suite des « programmes d’ajustement structurel » de triste mémoire.
Les règles du commerce mondial prônent, sous le contrôle de l’OMC, une politique d’ouverture de nos marchés qui est suicidaire pour nos pays. De même les privatisations et autres mesures de discipline budgétaire ne font que fragiliser toujours plus les gouvernements. Or ceux-ci doivent être la locomotive du développement économique et social de leurs pays et tourner définitivement le dos au viol répété des normes démocratiques qui leur ôte toute légitimité.
En Afrique les jeunes de moins de 15 ans représentent généralement 40 à 50 % de la population. Ils sont saisis par une vive inquiétude sur leur avenir. Le chômage et le sous emploi sont endémiques et les efforts réalisés pour leur scolarisation et leur formation sont insuffisants. Les écoles professionnelles restent souvent inadaptées et le secteur primaire (agriculture, élevage, pêche, artisanat rural) est négligé par les pouvoirs publics et souffre de sa faible compétitivité. Tels sont les grands défis qu’il faut relever pour préparer à la jeunesse des lendemains meilleurs.
C’est pourquoi outre les partis politiques et les syndicats, les organisations de la société civile et certains leaders religieux s’érigent en contre-pouvoirs pour redonner l’espoir à la jeunesse. Il est grand temps pour les forces de progrès de définir ensemble des propositions viables capables de rassembler la jeunesse et la nation toute entière autour d’objectifs communs clairs, crédibles et attractifs par de vastes débats sans exclusive.
Ainsi chaque pays africain pourra se doter d’un régime à la hauteur de ses aspirations et l’intégration africaine pourra enfin se concrétiser, sans ingérence de nos partenaires extérieurs et pour le bénéfice exclusif des populations africaines ouvrant ainsi la voie à une seconde et véritable indépendance.
Dakar, le 06 Juin 2010
Landing SAVANE
Secrétaire Général
And-Jëf/PADS
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dimanche 16 mai 2010
POLITIQUE-FICTION : QUE PREPARE WADE ?

Nul ne doit se faire d’illusion sur la volonté de Abdoulaye WADE d’imposer à notre peuple son scénario de dévolution monarchique du pouvoir. Pour y arriver, Wade ne reculera devant rien. C’est pourquoi il faut analyser, de façon systématique, chacune de ses initiatives dans le prisme de ses intentions réelles bien qu’inavouées. L’utilisation répétée des aspirations des femmes par un homme qu’elles ont porté au pouvoir mérite d’être disséquée. Ainsi la promesse de nommer une femme vice-présidente de la république, a pu lui permettre de faire passer sa réforme constitutionnelle. Wade savait qu’aucun parti ne pourrait s’opposer à une telle initiative dès lors que les femmes auraient mordu à l’hameçon. Il en fut ainsi. Depuis lors, il a changé d’avis et il garde le poste créé bien au chaud pour quoi ? Pour qui ?
De plus en plus de voix autorisées nous annoncent que Wade ne sera pas candidat en 2012. Il doit donc installer son dauphin à un poste stratégique d’ici là et lui donner les moyens de se faire élire en février 2012.
Or l’Assemblée Nationale actuelle n’est pas acquise au projet de Wade. Elle regroupe trop de PDS authentiques et n’acceptera pas le coup d’état silencieux du père. Il semble donc urgent de changer l’Assemblée Nationale et le Sénat si possible pour assurer la promotion en masse des « concrétistes » et envoyer « les vieux » à la retraite.
A y regarder de près, la loi sur la parité pourrait être une pièce maitresse du plan de Wade pour faire porter son dauphin au pouvoir.
Il s’agirait ici, sous le prétexte d’appliquer immédiatement la loi sur la parité, de dissoudre l’Assemblée Nationale dans les prochains mois pour organiser des élections législatives anticipées qui auront le double avantage de permettre de se débarrasser de la vieille garde légitimiste du PDS tout en aggravant les divisions de l’opposition qui pourrait avoir des difficultés à se mettre d’accord sur une stratégie concertée.
Enfin, la loi sur la parité devrait aggraver les conflits dans les rangs de l’opposition et permettre au Président de faciliter la promotion des militants (singulièrement des femmes) de la Génération du Concret dans la liste de la coalition présidentielle. Abdoulaye Wade pourrait ainsi installer un nouveau parlement (Assemblée Nationale et Sénat) avec des Présidents et une majorité de concrétistes acquis à son funeste projet monarchique.
La victoire de ses partisans à ces législatives anticipées devrait lui permettre de mieux préparer l’élection présidentielle et d’assurer à son candidat une victoire confortable.
Ce plan machiavélique de politique-fiction mérite de retenir l’attention de l’opposition en général et de Benno Siggil Senegal en particulier. Le peuple sénégalais ne pardonnera pas à l’opposition de se faire surprendre par Abdoulaye Wade alors qu’elle dispose aujourd’hui d’une majorité incontestable dans le pays.
Si les législatives anticipées sont organisées, quelle serait la meilleure stratégie pour l’opposition ? Une liste unique ou un nombre limité de listes. Cela nous ramène, d’une certaine manière au débat sur la candidature de l’opposition à la présidentielle. Mais pour les législatives, on sait que c’est une élection à un tour. Il faudrait donc, en toute logique, que l’opposition accepte d’avoir une liste unique si elle veut battre Wade aux législatives et faire échec une nouvelle fois à son projet.
L’hypothèse d’élections législatives anticipées n’a pas tellement retenu l’attention de l’opposition jusqu’ici. Elle doit aujourd’hui être envisagée très sérieusement et une riposte appropriée doit être élaborée d’ores et déjà pour éviter d’improviser à la dernière minute.
L’opposition doit se préparer, dès maintenant, à ce scénario de façon à éviter l’effet de surprise qui serait le meilleur allié du Président Wade.
Dans tous les cas, la définition d’une stratégie commune pour les législatives aurait l’avantage, même si Wade renonce à les avancer, de préparer l’opposition à une entente plus facile au lendemain de l’élection présidentielle de 2012 qui, dans ce cas, ne précéderait les élections législatives que de quatre mois.
Quant aux femmes de l’opposition et à toutes les citoyennes, elles doivent comprendre que tous les « cadeaux » de Wade aux femmes, du début de son mandat à nos jours, sont et restent des cadeaux empoisonnés. Ils ne sont pas destinés à leur assurer une participation réelle et effective à la gestion des affaires du pays mais plutôt à se servir d’elles pour conforter son pouvoir personnel et imposer au peuple sénégalais ses projets politiques. C’est pourquoi, les femmes devront faire preuve d’une circonspection extrême et d’une conscience politique élevée pour éviter les pièges de ce « féminisme de façade ». Les femmes sénégalaises, plus que toutes les autres couches de la population, sont les véritables victimes des politiques de spoliation et de corruption d’Abdoulaye Wade et de la conjoncture économique morose profondément marquée par un chômage endémique des jeunes et un coût de la vie insupportable pour les ménages.
Dakar, Mai 2010
Landing SAVANE
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jeudi 8 avril 2010
ALTERNANCE 2000 : deux leçons majeures pour 2012

Lorsqu’après les élections législatives de juin 1998, And-Jëf/PADS a analysé les résultats pour prendre la décision historique de proposer à Me Abdoulaye Wade d’être le candidat commun de l’opposition en février 2000, notre parti voulait surtout éviter à notre pays une crise politique grave après celles consécutives aux élections présidentielles de 1988 et 1993.
Nous pensions alors que, malgré nos différences de perception et nos divergences sur bien des questions, il serait possible de travailler ensemble et de réaliser un programme minimum de remise en état de notre pays et de son économie. C’est sur cette base que notre parti a entrepris de convaincre ceux qui allaient constituer avec nous le pôle de gauche et plus tard la CA 2000.
Après la mise en ballotage du Président Abdou Diouf au premier tour, Moustapha Niasse leader de l’AFP viendra constituer, avec la CA 2000, le FAL qui allait assurer la victoire historique de Me Wade au second tour sur son adversaire. Jamais victoire électorale ne fut aussi belle au Sénégal et tous les espoirs semblaient permis.
Me Abdoulaye Wade avait tenté de nous rassurer en affirmant qu’il se contenterait d’un seul mandat de transition pour assurer la transmission du pouvoir aux plus jeunes générations.
Malgré notre scepticisme, nous espérions que l’âge et la lucidité politique de l’homme l’aideraient, peut-être, à tenir ces engagements. Comme nous l’avons tous constaté, il n’en fut rien. Après son élection, les programmes retenus par le FAL et basés sur les accords de la CA 2000 furent gravement édulcorés avec l’indulgence et l’accord des partis alliés dont AJ/PADS.
Au moment de la constitution du premier gouvernement, les partis initiateurs du soutien à Wade (AJ/PADS, PIT, LD/MPT) négocièrent individuellement leur participation, fragilisant ainsi le bloc qu’ils ont constitué. Par la suite, utilisant cette attitude, Me Wade réussissait à diviser ses alliés de la coalition en privilégiant les relations bilatérales avec chacun d’eux plutôt qu’un dialogue pluri-partisan plus contraignant réussissant ainsi à les diviser et à se défaire d’eux, l’un après l’autre, sur divers prétextes.
La nouvelle constitution ne mit pas en place un régime parlementaire. Elle maintint pour l’essentiel le régime présidentiel. Le PIT eut raison de s’en démarquer.
Seul And-Jëf/PADS réussit au prix de concessions nombreuses et malgré diverses crises dans ses relations avec le président Wade à rester dans la coalition présidentielle pour respecter l’engagement pris devant nos compatriotes de rester à ses côtés pendant toute la durée du mandat présidentiel pour défendre les intérêts des populations dans un régime que nous avons pris, volontairement, la responsabilité de contribuer à installer à la tête du pays.
Ce furent sept années inédites d’expérience gouvernementale instructive à bien des égards mais que de couleuvres avalées ! Quant nous rappelâmes au président, en 2005, que le parti avait décidé depuis 1998 de ne pas soutenir sa candidature éventuelle pour 2007, les relations se dégradèrent entre lui et notre parti dans lequel il travailla à installer et à soutenir un groupe fractionniste.
La suite du complot ourdi dès cette époque, on la connait aujourd’hui. L’exclusion du groupe liquidateur en février 2009 a représenté pour le parti un grand combat qu’il fallait remporter pour ne pas périr. Heureusement le complot présidentiel a échoué lamentablement. Après des mois de lutte, le congrès de décembre 2009 allait consacrer la victoire et la pérennité de notre parti qui allait rejoindre le camp de l’opposition sénégalaise afin d’y poursuivre son combat de toujours pour la démocratie politique et le développement économique et social de notre pays.
Aux côtés de la gauche historique, (PIT, LD, RTAS, YAW et tout le pôle de gauche de 2000), des courants socialistes Senghorien (PS, AFP…) avec l’APR née des flancs du PDS, notre parti travaille avec l’ensemble des forces politiques et sociales membres de Benno Siggil Senegal et les parties prenantes aux Assises Nationales à écrire une nouvelle page de l’histoire politique de notre pays par la bataille pour une nouvelle alternance à la tête de notre pays.
Le Président Wade d’abord confiant dans sa popularité après sa victoire de février 2007 sait depuis la débâcle des élections locales du 22 mars 2009, que les temps ont changé et que l’heure de l’impopularité est venue. Cependant avec sa légendaire pugnacité, il continue de se battre pour imposer sa vision et son projet de dévolution monarchique du pouvoir à notre pays et à notre peuple.
L’opposition, elle, a cristallisé son énergie sur les problèmes du moment à savoir les modalités les meilleures pour battre Wade ou son candidat en 2012. Mais d’ores et déjà se pose la question du régime futur. Comment faire en sorte que le Président qui sera élu, tienne ses engagements et réalise enfin les réformes que les Assises Nationales et Benno Siggil Senegal ont promises aux sénégalais et aux sénégalaises ? Il faut d’abord que BSS exige de tous ses membres l’adoption formelle des conclusions des Assises Nationales comme programme minimum. Mais il faut surtout prendre les deux mesures essentielles suivantes :
1) Adoption et publication avant les élections d’un accord politique électoral, un programme de gouvernement et une constitution instaurant un régime parlementaire que tous les candidats et chefs de parti devront s’engager solennellement et publiquement à mettre en œuvre en cas de victoire.
2) Adoption d’une Charte de la coalition électorale assurant une coopération étroite et loyale des parties prenantes de l’alliance qui, au premier ou deuxième tour, portera le candidat commun au pouvoir pour éviter le piège de « diviser pour régner » qui a si bien réussi à Me Abdoulaye Wade.
Ces deux leçons fondamentales, l’opposition actuelle ne devra pas les oublier si elle veut être à la hauteur de la mission historique que le futur proche va lui confier, Inch Allah. Telle est, en tout cas, ma conviction profonde.
Landing Savané Secrétaire Général An-Jëf/PADS
Dakar, Avril 2010
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jeudi 11 mars 2010
SENEGAL 2010 : Une Année Charnière ?
En Afrique Subsaharienne, deux pays d’Afrique de l’Ouest allaient ouvrir la marche. La Gold Coast accède à l’indépendance en 1956 sous le nom de Ghana et le leadership de Kwamé Nkrumah, suivie en 1958 de la Guinée Conakry sous la direction de Ahmed Sekou Touré. Le premier sera renversé par un coup d’état militaire pro-occidental, le second se maintiendra au pouvoir pendant des décennies par un régime de dictature sanglante d’inspiration « socialiste ».
Par la suite, la mainmise occidentale se confirme sur l’ensemble des pays indépendants du continent malgré des percées éphémères et généralement superficielles des pays de l’Est. Dans les années quatre vingt dix, après plus d’une décennie de crises économiques et financières et de programmes d’ajustement structurel qui ont plongé les populations dans une misère sans précédent, nombre de peuples africains profitent de la chute du mur de Berlin et de la fin de la guerre froide pour remettre en question les régimes dictatoriaux en place. Les conférences nationales contribuent à changer la physionomie politique du continent et la démocratie fait des avancées substantielles avec l’organisation d’élections régulières et l’amélioration des systèmes électoraux. Les dictatures militaires et civiles sont remises partout en question. Mais paradoxalement, la première décennie du XXIe siècle se signale par de nouvelles tendances à la régression démocratique qui n’ont pas manqué d’inquiéter les opinions publiques à l’intérieur et à l’extérieur du continent.
De nouvelles formes de crises sont apparues avec la volonté de certains chefs d’Etat de se maintenir au pouvoir, indéfiniment, malgré l’hostilité des populations, ce qui a créé des conditions favorables à de nouveaux coups d’Etat militaires en Mauritanie et au Niger notamment. Ailleurs la volonté de diviser la nation sur des bases ethniques a conduit à des crises sanglantes ; mais paradoxalement ces dernières années ont démontré la nouvelle maturité conquise par les peuples africains (militaires et civils confondus) qui ont appris, dans la plupart des cas, à tirer les leçons du passé.
Militaires et civils savent désormais qu’ils sont tous l’émanation d’un même peuple au destin solidaire et que nul ne peut croiser les bras face aux menaces qui pèsent sur la Nation. Ces derniers mois, les cas du Niger, de la Guinée Conakry et de la Côte d’Ivoire, pour nous en tenir à ce qui s’est passé en Afrique de l’Ouest, sont des illustrations d’une nouvelle dynamique africaine d’opposition à toute volonté d’imposer par la force, par la fraude ou par des manipulations constitutionnelles, des solutions politiques unilatérales aux problèmes qui se posent à nos pays. Nous devons tous saluer ces évolutions dont les institutions comme la CEDEAO, l’UA et les Nations Unies ont, du reste, compris le caractère positif et qu’elles s’efforcent d’encadrer pour que les transitions démocratiques puissent s’achever dans le dialogue et l’élaboration de consensus viables et durables.
Il est souhaitable que notre pays le Sénégal puisse, dans le contexte actuel, dépasser l’unilatéralisme ravageur du régime de Abdoulaye Wade pour comprendre la nécessité de répondre à l’impératif d’un dialogue sincère et constructif. Accepter de répondre aux exigences de l’opposition pour un dialogue sérieux encadré et garanti par les leaders religieux et la société civile, renoncer à sa candidature pour ramener la sérénité dans le débat politique, telles sont les décisions courageuses que l’opinion publique nationale et internationale attend du Président Abdoulaye Wade qui pourra, ainsi seulement, fêter dans l’unité et la concorde nationales retrouvées, le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal. Toute autre voie exposerait notre pays, en dépit de toutes les fanfaronnades, à de graves dangers dont le Président Wade lui-même et ses proches seraient les premiers responsables et qu’ils ne pourraient que regretter, plus tard.
Il est encore temps pour les sénégalais de se retrouver, une fois de plus, dans un sursaut salvateur pour éviter à ce pays, que nous aimons tous, des épreuves traumatisantes.
L’opposition devra, elle aussi, faire preuve d’une grande maturité pour éviter les manœuvres de division du pouvoir et aller dans la solidarité vers les batailles politiques à venir, afin de renforcer l’isolement politique du Président Wade et rallier tous les responsables et militants patriotes, y compris ceux du PDS, dans cette bataille nationale que le peuple a l’obligation de gagner, pour envisager un avenir prometteur pour notre pays.
Après l’échec lamentable de la cérémonie de lancement des festivités du cinquantenaire et le flop retentissant du concert de solidarité avec le peuple Haïtien à cause du soutien du Président Abdoulaye Wade, il serait temps que le chef de l’Etat comprenne que son impopularité lui impose désormais de devenir plus réaliste et plus humble.
Les Assises Nationales que les parties prenantes ont menées dans la détermination mais aussi la plus grande responsabilité, ont abouti à des conclusions que l’essentiel des sénégalais partagent et qu’il est important de prendre désormais en compte dans tout effort de solution des graves problèmes que rencontre notre pays. Le mouvement citoyen initié à l’occasion des assises a atteint une dimension inégalée et il a su se doter d’une direction reconnue et compétente qui a forcé le respect de tous, au niveau national et international.
Ce mouvement a conquis sa légitimité et il est désormais un acteur « politique » incontournable dans notre pays sur toutes les questions y compris les questions électorales.
Accepter de prendre en compte toutes ces données ne fera qu’aider les uns et les autres à joindre leurs efforts pour sauver notre bien commun : le Sénégal, en ces temps de terrible incertitude.
Landing SAVANE
Secrétaire Général de And-Jëf/PADS
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mercredi 10 février 2010
Quelques Remarques Complémentaires sur la Stratégie commune de l’opposition pour 2012
Dans une première contribution, j’ai plaidé pour une stratégie commune de l’opposition aux élections de 2012. Je voudrais prolonger ma réflexion sur cette question d’une importance capitale pour l’avenir du pays car il s’agit de réaliser un consensus large et fort des forces politiques et sociales pour mobiliser massivement les populations et gagner les batailles à venir.
D’abord je voudrais préciser, qu’à mon avis, les élections présidentielles et législatives de 2012 doivent être considérées comme relevant d’une même dynamique électorale. Il s’agit en réalité d’une même campagne qui doit doter le Sénégal d’un nouveau Président et d’une nouvelle Assemblée Nationale. Les dernières élections législatives avaient été boycottées par l’opposition et il ne saurait donc être question de proroger la durée du mandat de l’Assemblée Nationale actuelle qui ne traduit pas la diversité des forces politiques du pays.
Si les principaux partis d’opposition arrivent à s’entendre, comme le préconisent certains, sur un candidat commun dès le premier tour, il leur faudra travailler ensemble à relever le défi de la mobilisation de l’électorat. Dans ce cas, il sera indispensable de mutualiser tous les moyens matériels et de mobiliser l’ensemble des leaders politiques le plus rapidement possible dans une campagne nationale pour expliquer la stratégie adoptée et convaincre les populations de voter pour le candidat commun. Cette bataille exigera l’engagement sincère de tous les leaders concernés pour donner les résultats escomptés car, comme nous le savons tous, la majorité des électeurs et électrices sénégalais accordent leur voix à un homme et non à un programme.
Mais si la voie des candidatures plurielles s’imposait, cela ne devrait, en rien, compromettre l’unité d’action de l’opposition pour battre le candidat Abdoulaye Wade. Il faudrait alors s’efforcer de circonscrire au plus tôt les candidats afin qu’ils puissent se lancer dans une précampagne concertée et coordonnée dans le but de réaliser une mobilisation en profondeur de l’électorat et garantir la sincérité du scrutin par un contrôle systématique du bureau de vote à la commission nationale de recensement. Pour cela aussi l’opposition devra s’y prendre très tôt afin de faire échouer les tentatives de fraude et de corruption du pouvoir. Car, à l’évidence, le succès d’une stratégie électorale de l’opposition passera, nécessairement, par le contrôle commun et systématique de l’ensemble du processus électoral comme ce fut le cas en 1999-2000 avec le FRTE (Front pour la Régularité et la Transparence des Elections).
Dans les deux cas, il n’y aura aucune raison de réduire le mandat du Président que l’opposition aura porté au pouvoir si celle-ci prend les dispositions qu’il faut pour s’entendre, au préalable, sur un Accord Electoral et un Programme de gouvernement recoupant, pour l’essentiel, les points d’accord des Assises Nationales. Naturellement, l’Accord Politique entre les partis de l’opposition devrait comporter l’engagement à désigner un candidat commun de l’opposition si une élection à un tour était imposée de façon unilatérale par le pouvoir.
L’Accord devrait inclure aussi un engagement à rompre de façon définitive avec Abdoulaye Wade et son équipe ; l’acceptation du principe d’un désistement en faveur du candidat de l’opposition le mieux placé si Abdoulaye Wade est présent au second tour ; la décision de mettre en œuvre une gouvernance concertée et de mettre en place une équipe gouvernementale équilibrée et crédible de coalition, travaillant sur la base du programme adopté ; et enfin le serment du candidat de l’opposition de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2017 ce qui implique son acceptation d’appliquer la réduction du mandat Présidentiel à cinq ans (05 ans).
D’autres points peuvent, si c’est nécessaire, s’ajouter à l’Accord Electoral qui ouvrirait la voie à une coopération féconde entre les candidats de l’opposition. N’oublions pas que l’objectif de l’opposition doit être essentiellement de créer les conditions pour que toutes les forces politiques, tous les leaders s’engagent ensemble et à fond dans la bataille pour mettre fin au régime de Abdoulaye Wade qui ne peut gagner les élections présidentielles si nos compatriotes se mobilisent comme il se doit et si les partis politiques surmontent les méfiances qui subsistent entre eux pour faire confiance au suffrage populaire et à la volonté de changement sans précédent qui se manifeste dans l’ensemble du pays.
« Benno Siggil Senegal » doit, quel que soit le mode de scrutin retenu, rester un cadre d’unité d’action de forces politiques indépendantes, partageant cependant une vision commune de l’avenir du Sénégal, incarnée par les conclusions des Assises Nationales. C’est dire qu’en cas d’élection au deuxième tour, tout leader politique qui voudrait, pour quelque raison que ce soit, soutenir Wade verrait les populations lui tourner le dos comme ce fut le cas en 2000 pour Abdou Diouf.
Du reste, ce n’est pas dans le camp de l’opposition mais bien dans celui du Président que la débandade s’installera lorsqu’il sera contraint d’aller au second tour, puisque tous les responsables historiques du PDS savent que s’il gagne les élections, son souci prioritaire sera de se débarrasser d’eux et d’installer son successeur à la tête du parti et du pays.
Nous savons tous que Abdoulaye Wade est devenu un danger pour la Nation et que c’est un homme rusé qui a plus d’un tour dans son sac. Il faut donc l’affronter avec détermination et dans l’unité. La bataille n’est pas gagnée d’avance. L’expérience passée et celle très récente des Assises Nationales, démontrent que c’est seulement sur la base de concertations patientes et de consensus négociés que l’opposition et le camp du peuple peuvent consolider leur unité d’action. Nul n’a le droit d’oublier ces leçons essentielles.
Landing SAVANE
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